Jean-Yves Loude

Biographie

Écrivain et ethnologue.

JY_OKJean-Yves Loude est né en 1950, à Lyon. A vingt ans, après une enfance tranquille à Lyon, il se précipite vers les horizons lointains en Asie. A partir de là, il n’a de cesse de concilier ses deux passions : écrire pour voyager et voyager pour écrire. Il fait ses premières gammes d’écrivain entant que critique musical et cinématographique. Puis, avec sa compagne Viviane Lièvre, part vivre chez les Kalash du Pakistan, peuple polythéiste de l’Himalaya.

L’aventure comptera 14 années, 8 séjours, 3 livres, une dizaine de publications en revue, et les ménera tous deux au doctorat d’anthropologie. Parallèlement, il produit des scénarios pour le réalisateur de films tunisien Fitouri Belhiba. Le goût pour les échanges entre les cultures l’entraîne dans un « Dialogue en Noir et Blanc » qu’il publie avec l’écrivain camerounais Kum’a Ndumbe III. Début d’un parcours africain qu’il poursuit avec Viviane Lièvre au Maghreb, en Afrique de l’ouest, au Cap-Vert, à Lisbonne, à São Tomé et au Brésil. Il publie des récits comme « Le Roi d’Afrique et la Reine Mer » (Actes Sud) ou « Cap-Vert, Notes Atlantiques » (Actes Sud), des carnets poétiques et de nombreux romans pour la jeunesse.

De retour en France, il travaille beaucoup en banlieues, là où le lointain est le plus proche, participe à des ateliers de créativité avec des enfants et contribue à de nombreux recueils de mémoires.

C.V.

Jean-Yves Loude

Écrivain et éthnologue.
Né à Lyon en 1950.
Une cinquantaine de livres publiés à ce jour : romans, récits de voyages, ouvrages d’ethnologie, essais, romans pour la jeunesse.
Se consacre exclusivement à l’écriture depuis 1980.
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Parcours

Premier diplôme : Ecole supérieure de Commerce de Lyon, 1971
Rédacteur en chef de Lyon Poche (hebdomadaire culturel) et critique de cinéma.De 1972 à 1978.
Voyageur. De nombreux voyages dès 1970 et jusqu’à ce jour, d’Afrique noire en Asie, du Maghreb en Haïti, du Yémen à l’Himalaya, du Québec au Brésil.
Ethnologue. Vit avec Viviane Lièvre huit longs séjours chez les Kalash, une société polythéiste du Nord-Pakistan. Entre 1978 et 1990.Dédie quatre livres aux Kalash et une douzaine d’articles, avec les photos d’Hervé Nègre. Enseigne l’Ethnologie d’Asie Centrale à l’Université Lyon II, de 1981 à 1991. 1990 : Docteur d’Université en Ethnologie, Paris X-Nanterre.
Écrivain-voyageur en Afrique noire.
Réalise en 1989 avec l’écrivain camerounais Kum’a Ndumbe III « Dialogue en Noir et Blanc » (Présence Africaine), un livre de correspondance sur les rapports Sud-Nord, un des premiers livres écrits par un Noir et un Blanc. Publie pour Actes Sud une série de récits de voyages au Mali, au Cap-Vert, à Lisbonne, dans la ville noire, et aux îles de São Tomé et Príncipe. Suite d’enquêtes sur des mémoires occultées de l’Afrique.
Écrivain-voyageur pour la jeunesse. Imagine des romans pour la jeunesse afin d’expliquer aux enfants les cultures étrangères. Plus d’une vingtaine de romans publiés.
Scénariste. Écrit des scénarios de cinéma avec et pour le réalisateur tunisien, Fitouri Belhiba (sept moyens métrages tournés et diffusés, un long métrage deux fois primé « Cœur Nomade »).
Producteur de radio. A produit une vingtaine d’émissions de radio pour France Culture et a enregistré une série de six CD sur les musiques traditionnelles du Cap-Vert pour les disques Ocora-Radio France. Au cours des années 90.

Bourses et Prix

Boursier de l’ARALD (1993) et du CNL (1996-2001-2006)Boursier de la SCAM, création radiophonique (1998)
Bourse de résidence d’écrivain à Montréal (2000)
Mission Stendhal à Lisbonne 2001
Prix littérature Témoin du Monde RFI – Radio France Internationale 2008 pour « Coup de théâtre à São Tomé » paru aux éditions Actes Sud
Sélection Prix des Incorruptibles 2009 pour « Tanuk le maudit » (Belin)
Sélection Prix Chronos et Prix Tatoulu 2011 pour « Clara au pays des mots perdus »
Sélection Prix Azimut 2012 (Lycée Français d’Extrême-Orient) pour « Tanuk le maudit »

Tournées de conférences à l’étranger :
Islamabad-Pakistan (1987, 1989), Cameroun (1990, 1994), Bujumbura-Burundi (1991), Moroni-Comorres (1998), Lisbonne (1998, 2003, 2005, 2007, 2012), Cap-Vert (1998, 1999, 2006), Québec (2000, 2002), Berlin (2001), Brésil (2004, 2009, 2010, 2013, 2014), Bamako et Mali (2004, 2007, 2008, 2015), Luanda et Angola (2005, 2008), Mayotte (2008), São Tomé (2008), Bamako (2015), Haïti (2014-2015).
Invité au Brésil pour une tournée de trois semaines de conférences en septembre 2009, dans le cadre de l’Année de la France au Brésil. En 2010, tournée de trois mois dans les Alliances françaises et universités brésiliennes.

Distinction
Médaille de l’Ordre du Volcan. Le Président de la République du Cap-Vert, Monsieur Pedro Pires, a honoré Jean-Yves Loude de cette distinction, le 4 juillet 2007, en reconnaissance de son importante contribution à la divulgation et reconnaissance de la culture du Cap-Vert.

Publications

Romans
Le Port (Vents d’ailleurs, Roque d’Anthéron, 2014) Roman graphique. Illustration Némo.
Pépites brésiliennes (Actes Sud, Arles 2013)
Voyage avec mes ânes en Côte Roannaise (Jean-Pierre Huguet éd, 2011)
Le voyage de Pénélope (La passe du vent, Lyon 2011)
Planète Brasília (Tertium éd, Vayrac 2008)
Coup de théâtre à São Tomé (Actes Sud, Arles 2007) – Prix Littérature RFI 2008
Lisbonne, dans la ville noire (Actes Sud, Arles 2003 – réédition Babel 2014) traduction portugaise Lisboa, na cidade negra – Don Quixote, Lisbonne 2005
Prise de Becs (La passe du vent, Lyon 2003)Sonate d’automne à Montréal (Le Laquet, 2001). Ce roman a également été publié en feuilleton dans le quotidien Le Progrès au cours de l’été 2001
Ana Désir (La Passe du Vent, Lyon 1999)Cap-Vert, Notes Atlantiques (Babel, rééedition Arles 2002)
Cap-Vert, Notes Atlantiques (Actes Sud, Arles 1997 -traduction portugaise Cabo Verde, notas atlânticas – Europa-América, Lisbonne 1999
Le Roi d’Afrique et la Reine Mer (Actes Sud, Arles 1994)

Romans et albums pour la jeunesse
Princes des Fatras (Belin, Paris 2015) Illustration Jean Claverie
Les poissons viennent de la forêt (Belin, Paris 2011) – Illustration Alain Corbel
Rèm le rebelle (Tertium 2012) – couverture de Pierre Pratt
Le camion frontière (Vents d’ailleurs, La Roque d’Anthéron 2011) Illustration Françoise Malaval. Adaptation au théâtre par la Nième Compagnie (Lyon 2013)
Le voyage de l’empereur Kankou Moussa (Sorbier-Le Seuil, Paris 2010) Illustration Christian Epanya
Clara au pays des mots perdus (Tertium, Figeac 2009)
La paix seulement (Tertium, Figeac 2008) Illustration Christian Epanya
La sanza de Bama (Belin, Paris 2008) Illustration Frédérick Mansot (cet album a été traduit et publié en coréen et brésilien).
ABCDbêtes (Les Heures bleues, Montréal 2007) Illustration Javier Valdez.
Tanuk le maudit (Belin, Paris 2007) – Illustration François Place.
Les contes de la Reyssouze (éd Ville de Bourg-en-Bresse 2007) Illustration Némo.
Douk le malin (éditions Donniya, Bamako 2006) Illustration Christian Epanya.
L’arche d’Amor (Folio Junior, Gallimard, Paris 2005)
Le géant inconnu (édition Tertium, Montauban 2005)
Le vol du nez (Tipik, Magnard, Paris 2004)
Le fantôme du bagne (Magnard, Paris 2003-2006) – Illsutration Alex Godart. Traduction brésilienne, O fantasma do Tarrafal – Alis editora, Belo Horizonte 2008. Parution sous la forme d’un conte musical, Le fantôme du bagne, raconté par Rose-Claire Labalestra, CD audio édité par Ouï-Dire, Valence 2009
Tournoi dans l’Himalaya ( éd. Tertium 2009 – éd. Le Laquet, Martel, 2003 – réédition de « Babour Sher et le polo sauvage »)
Le signe de Saturne (Magnard, Paris 2001, rééd. Tipik, Paris 2004)
Je t’offre ma ville : Grenoble (La Passe du Vent, Lyon 2000) Illustration Némo.
Je t’offre ma ville : Ouagadougou (La Passe du Vent, Lyon 2000) Illustration Némo
La Réserve des visages nus (Gallimard, collection Page Blanche, Paris 2000)
Expédition Gosainthan – Tibet 8046 mètres (Chardon Bleu, Lyon 1996) Illustration Némo.
Les Aventures de Atchi le A (Mezcal éd., Lyon 1995) Illustration Némo.
Le Mystère Hans Arp (Le Verger, Strasbourg 1994)
Le Coureur dans la Brume (Chardon Bleu, Lyon 1994 ; rééd. Gallimard Folio Junior, Paris 1997) Illustration Marcelino Truong.
Les Loups du Val d’Enfer (Chardon Bleu, Lyon 1992, rééd. Gallimard Folio Junior, Paris 1999)
Les Contes de la Chèvre Parline (Mezcal éd., Lyon 1992)
La Provovation (dans « Monstre-Moi » album collectif, Albin Michel, Paris 1992)
Babour Sher et le Polo Sauvage (Chardon Bleu, Lyon 1991) Illustration Dirat.
Des Enfants sur la Montagne des Génies (Chardon Bleu, Lyon 1989) – Prix de la meilleure action pédagogique en 1989. Illsutration Dirat.
Chercheurs d’Eau (Chardon Bleu, Lyon 1988) Illustration Dirat.

Ethnologie
Solstice Païen (co-auteur Viviane Lièvre, Presses de la Renaissance, Paris 1984 – traduction anglaise : Kalash Solstice, Lok Virsa éd., Islamabad 1987) Photographie Hervé Nègre.
Réédition Solstice Païen (éditions Findakly, 2007)
Le chamanisme des Kalash du Pakistan (co-auteur V. Lièvre, P.U.L., éd. CNRS, ERC Paris, 1990) : Prix du Conseil Général du Rhône 1991. Photographie Hervé Nègre.
Danses du Maghreb d’une rive à l’autre – Collaboration au livre de Viviane Lièvre (Karthala, Paris 1987).
Kalash, les derniers « infidèles » de l’Hindu-Kush (Berger-Levrault, Paris 1980) Photographie Hervé Nègre.
ainsi que :
Fêtes d’hiver chez les Kalash du Pakistan – Rites. Fêtes et célébrations de l’humanité (Bayard/Theologicum 2012)
Lait et camouflage chez les Kalash du Pakistan – Actes du colloque international sur les Masques et Arts tribaux de l’Himalaya de décembre 2007 (Musée Cernuschi – Paris 2008)
Effigies, trésors kalash, et quelques coquillages encore… (texte pour l’exposition « Trésors, chefs d’œuvre et quoi encore », Musée Guimet de Lyon éditeur, 2001)
Men between Fairies and Women, The bipolarity of the environment of the Kalash mountaineers of the Hindu Kush (co-auteur V. Lièvre) in Mandala and Landscape (D.K. Printworld, New Dehli 1997) Photographie Hervé Nègre.

Essai
Cantiques des Vagues, texte de l’ouvrage de photographies « Un voyage musical au Cap-Vert » de Viviane Lièvre (éd La Passe du Vent, Lyon 1999)
Je t’écris de mon cœur lointain (Paroles d’Aube, Lyon 1999)
Vigilances, Lettres par-dessus les murs (co-auteur Louis Perego – Aléas éd & Observatoire International des Prisons, Lyon 1993)
Histoires de Vie – Mémoires de migrants (Michèle Neyret Communication éd., Lyon 1992) Photographie Hervé Nègre.
Dialogue en Noir et Blanc (co-auteur Kum’a Ndumbe III – Présence Africaine, Paris 1989).

Carnets de voyage
Planète Brasília (récit dans Le Journal des Lointains, N°5 – Buchet-Chastel 2007)
Les lettres de Tombouctou et de Gourma Rharous (éd. La passe du vent, Lyon & Donniya, Bamako, 2006) Illustration Christian Epanya.
Le double secret des Bessons (Fédération des Foyers Ruraux de Lozère, Mende 2003)
Le Voyage des Femmes (mémoire de migrants, les éditions du Haut-Lieu, Strasbourg 1995) Photographies Patrick Bogner.
Voyage dans l’Elsau (Feuilleton en banlieue, DNA Dernières Nouvelles d’Alsace, Strasbourg août 1993)
Oulan-Bator, Oulan-Bator (Traitement de Textes, Lyon 1988 – adaptation radiophonique : Radio Suisse Romande – Lausanne 1988)
Le Piéton de Lyon (ACE, Paris 1982, 1985, réed. Desvigne, Paris 1989) Photographie René Basset.
Les Voyages de Jean-Yves Loude (Feuilleton, Le Progrès, Lyon 1986 – adaptation radiophonique : France Culture, Paris 1987)

Nouvelles publiées en ouvrages collectifs
Double drame à São Tomé (récit dans le BBF, Bulletin des Bibliothèques de France, janvier 2016)
Les morts ont du goût (récit dans le numéro thématique « Goûts » de la revue 4810, Cultures et société en Rhône-Alpes – éd. Glénat déc. 2008)
Moi, Mamadou Sylla dit le dévoré (récit dans la revue Baccanales n°42 « Poésie gratte-monde », Maison de la Poésie Rhône-Alpes 2008)
Le chant de l’albinos (nouvelle dans la revue Baccanales n°41 « Oiseau », Maison de la Poésie Rhône-Alpes 2007)
D’abord, il y a le nez (nouvelle dans la revue L’instant du monde n°6, Montpellier 2004)
La salamandre et le serpent (nouvelle dans la revue L’instant du monde, n°spécial Noël 2004)
Tout histoire a une faim (nouvelle dans « Les Vingt Ans de La Librairie », éd. Librairie Lucioles, Vienne 1996 – rééd dans « à table ! », éd delphine montaland, Paris 2004))
L’Insoumise (nouvelle dans « Un week-end chez l’Autre », éd La passe du vent, Lyon 2003)
Un festin avec les dieux kalash (texte dans « Recettes, secrets d’auteurs », éd du Laquet, Martel, 2002)
Nationale Apocalypse (nouvelle dans « La Route », éd. Stéphane Bachès, Lyon 2000)
L’An 2040 (éd. Théâtre de Vienne et Théâtre de la Chrysalide, Lyon-Vienne 1999)
La déroute des épices (nouvelle dans « 13, quai de la Pécheresse », éd. du Ricochet, Nice 1999)
Le Chercheur de Paroles (nouvelle dans « Habiter Parilly », Aube Magazine, numéro spécial déc. 1991).
En Mai, la Voie Lactée (nouvelle dans « Itinéraires littéraires en Lozère, T2 « L’Aubrac », Jacques Brémond éd., Rémoulins 1990)

Préfaces et textes de catalogue
Terra de Sodade (nouvelle qui introduit l’album de photos de Dominique Robelin, Cabo Verde, Terra de Sodade, éd Aéropage, Lons-le-Saunier, 2013)
L’Archipel des musiques (Préface de « Les Musiques du Cap-Vert » de Vladimir Monteiro, éd. Chandeigne, Paris 1998)
Complicités d’évasion (texte du catalogue de l’exposition « 41 artistes en prison »-ELAC 1992, éd. Michèle Neyret Communication 1992)
Défi (Préface de « Minguettes-New-York, un chien mouillé près de l’oreille » de M. Notargiacomo, photos de D. Anémian, éd. Paroles d’Aube, Lyon 1992)

Récits de voyage en revues
GEO Magazine (1982) – ATLAS (1980 & 1987) – OBJETS ET MONDES (1984) – L’ETHNOGRAPHIE (1987) – L’UNIVERS DU VIVANT (1990) – MONTAGNE MAGAZINE (1993) – BALAFON (1995, 1997) – ANIMAN (1998) – ART LE SABORD (2001-2002) – L’INSTANT DU MONDE (2004) – LE MONDE 2 (2006)…

Poésie
L’Aquaplaneur (Caractères, Paris 1975) –
L’Emmigrateur (Francis Deswarte éd., Lyon 1977)
Rococo Blues (Le Verbe et l’Empreinte, St-Laurent du Pont 1978)
Au Nord du Pôle Corps (Le Pré de l’Age, Ternay 1982)
La Nuit des Taureaux (Le Pré de L’Age, Ternay 1986).
16h16 (Le Pré de l’Age, Ternay 1994)
Cap-Vert, Era na 47 (bibliophilie – URDLA éd. Centre International de l’Estampe, Lyon 1997) – réédition dans Bacchanales n°46, numéro spécial « Ce qu’île dit », octobre 2010
Happy End en Eden (Poésie et Rencontres, Lyon 1998)

Scénarios pour le cinéma
Les Princes des Fatras, réalisateur André Zech (26mn, 2014)
(réalisateur Fitouri Belhiba) :
Mains de Femmes, Femmes Architectes (16mm, 45mn, 1980)
Mauvaises Graines (16mm , 35mn, 1981)
Cinq dans les Yeux du Diable ! (16mm, 26mn, 1985)
Mains de Femmes, Femmes Guérisseuses (16mm, 18mn, 1985) )
Cœur Nomade (35mm, 90mn, 1989 – Grand Prix du Festival « Vu d’Afrique », Montréal 1991 – Grand Prix du Festival de St Martin des Antilles 1991).
À l’ombre sacrée des arbres (52mn – 2006)

Scénarios pour la télévision
Les Princes des Fatras (réalisateur André Zech, production AZP, 26mn, 2014)
Métisses du Cap-Vert (création du commentaire littéraire, Production les Films du Grain de Sable, vidéo, 58 mn, 1998)
Histoires de Vies (FR3, vidéo, 26 mn, 1992)
Jean de Valsonne (Régie Rhôdanienne de Télévision, vidéo, 30mn, 1987).
Lyon en Afrique (FR3, vidéo, 18mn, 1986)
Fais comme à Givors, vis en poésie (FR3, vidéo, 16mn, 1985)

Documents consacrés à J.Y. Loude
Le centre du monde, Jean-Yves Loude (FR3, 26 mn, 2006)
Brillants, pas brûlants (un autre regard sur la banlieue – 52mn – réalisation F. Belhiba 2003)
Pépins Géants (une résidence d’écriture à l’invitation de la ville de Strasbourg – vidéo, 26 mn – réalisation F. Belhiba)
Les Années 90, Jean-Yves Loude, portrait d’un écrivain (FR3, vidéo, 30 mn – réalisation B. Vasseur)

Productions radiophoniques
Pour France Culture :
Nocturnes : Cap-Vert, un voyage musical dans l’archipel (une série de cinq émissions, août 1999)
L’Usage du Monde : Cap-Vert, les Rebelles de l’île de Santiago (mai 1999)
L’Usage du Monde  : Cap-Vert, le Batuque de Santiago (juin 1998)
L’Usage du Monde : Le Monde selon François Place (juillet 1997)
L’Usage du Monde : Expédition Gosainthan – Tibet 8046 mètres (novembre 1996)
Le Jeu de l’Ouïe : Cap-Vert, l’accordéon de Kodé di Dona (juillet 1996)
Grand Angle : Un émigré capverdien grave son destin (juillet 1995)
La Matinée des Autres : Cap-Vert, la mer à tous les coups (juillet 1995)
L’Echappée Belle : Fogo, la fuite dans l’île du feu (juillet 1995)
L’Echappée Belle : Kodé di Dona, une remontée aux sources du Funana (juillet 1995)
L’Echappée Belle : Le Roi d’Afrique et la Reine Mer – enquête sur un roi disparu (janvier 1993)
L’Echappée Belle : Le Dos de Dieu – une ascension du Mont Cameroun (nov.1992)
Les Chemins de la Connaissance : Le Chamanisme des Kalash du Pakistan (décembre 1991)
Le Feuilleton de France Culture : Voyage aux pays des cinq Prières (sept.1987)
La Matinée des Autres : Fêtes d’hiver chez les Kalash du Pakistan (janvier 1982)

Production Discographique
Collecte des musiques et écriture des livrets
Cap-Vert, Kodé di dona, funana (Ocora Radio France 1996) – « Choc du Monde de la Musique, sept 96, rééd 2011
Cap-Vert, Ntoni Denti d’Oro, batuque et finaçon (Ocora Radio France 1998), rééed 2011
Cap-Vert, Anthologie des musiques traditionnelles (Ocora Radio France 1999), rééd 2011
Cap-Vert, Raiz di Djarfogo (Ocora Radio France 1999), rééd 2011
Cap-Vert, Nha Mita Pereira, batuque et finaçon (Ocora Radio France 2001), rééd 2011

Site internet : www.loude-lievre.org

Photos de presse

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Photos : Viviane Lièvre.

Interventions

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Rencontre avec des élèves

Principe et fiche technique

Le premier point est la lecture, par les élèves, d’un de mes romans ou albums pour la jeunesse, sachant que le partenariat entre l’écrivain, les enseignants, les documentalistes a pour but et espoir la transmission du plaisir de lire aux enfants. Ce plaisir sera encouragé par l’annonce de la venue de l’écrivain et par le défi de commenter avec lui son livre.

La préparation, avant ma venue, sera consacrée à l’établissement de questions qui nourriront le dialogue au moment de la rencontre. Les questions peuvent porter sur mon métier d’écrivain, ma formation d’ethnologue, mais aussi et surtout sur les ouvrages lus par les élèves.

J’arrive dans l’établissement, que ce soit école, collège ou lycée, muni d’une grande malle de voyageur dans laquelle sont enfermés des accessoires : instruments de musique, brouillons, maquettes, et autres surprises liées à mon activité. Ces objets sortent de la malle en fonction des questions posées par les élèves. Ce principe permet à la séance d’échanges d’être vivante, réservant des rebondissements. Les élèves peuvent ainsi comprendre le plaisir que j’ai à exercer mon métier d’écrivain, malgré ses contraintes que je ne cache pas.

Cette première partie de dialogue dure environ une heure.

La seconde partie sera consacrée à la projection d’images.
En effet, mes romans pour la jeunesse sont liés à des expériences vécues dans des territoires lointains. De mes voyages, je rapporte toujours le sujet d’un récit nourri de la connaissance de cultures que j’ai eu la chance de côtoyer. Les images projetées permettent aux élèves de comprendre ce passage délicat d’une réalité particulière approchée à la fiction qu’ils ont lue. Comment s’opère la transformation d’une aventure personnelle vécue de l’autre côté du monde en un livre.
Le lien qui réunit mes ouvrages est sans doute le thème de l’altérité.

La projection d’images est complétée par une courte initiation aux musiques qui se rapportent à l’univers du livre lu. Puis, si le temps le permet, je fournis un ou deux exemples de contes de la culture évoquée à travers le roman. Initiation à l’oralité.

Durée : une séance dure en principe deux heures.
Je peux accueillir deux classes à la fois, à condition que tous les élèves aient lu le même livre et que l’encadrement permette la réunion d’une cinquantaine à soixante d’élèves dans un même lieu.

Conditions techniques
La salle devra être obscure et disposer d’un écran, pour la projection.
Le son joue un rôle important. J’ai besoin, sur place, d’un bon lecteur de CD audio.
J’apporte mon propre projecteur de diapositives (professionnel), car l’intégralité des montages a été faite en argentique. Ce système permet une installation très rapide et une grande fiabilité.
J’ai besoin également de deux grandes tables pour disposer du matériel, et d’une petite table pour poser le projecteur.

Coût
Une journée de rencontres se compose de deux interventions de deux heures.
Son tarif, au prix fixé par la Charte nationale des auteurs pour la jeunesse, est de 414 € brut.
Une demi-journée de deux heures coûte 250 € brut.
(tarifs de 2016)

Frais
Les frais de déplacements, de nourriture et d’hébergement, si nécessaire, sont à la charge des établissements ou de l’organisateur des rencontres.
La facturation se fera sous forme de facture de droits d’auteur, à partir du montant brut, dont seront déduites les charges sociales. Un document entièrement préparé et rédigé sera adressé au gestionnaire de l’établissement qui n’aura qu’à effectuer deux versements, par virement, à l’auteur et à sa caisse de Sécurité Sociale, les AGESSA.

Le marché de la création
Affiche créée par Jean-Yves Loude.

Affiche créée par Jean-Yves Loude.

Le 13 mai 1979, le Marché de la Création de Lyon était créé sur une idée originale de Jean-Yves Loude Sous les platanes, la création.

Le Marché de la Création de Lyon aura trente ans en 2009. Il paraît si bien ancré au quai de Bondy, si naturellement présent chaque dimanche que la mémoire de ses débuts s’efface. Et pourtant, il y eut bien un premier dimanche : le 13 mai 1979.

En mai 2009, après un tiers de siècle, mille cinq cents soixante dimanche se seront succédés, sans interruption, formidablement reliés entre eux par le plaisir conjugué des exposants et du public, heureux de se rencontrer là, sous les platanes de cette libre promenade, jouissant des faveurs du ciel ou subissant ses caprices.

J’ai eu l’idée du Marché de la Création au cours des années soixante-dix. Cette décennie était favorable aux projets chimériques, et la présence d’énergies combatives permettait de changer les utopies en réalités. Ancien rédacteur-en chef de Lyon Poche et tout jeune écrivain à l’époque, j’étais porté par le désir d’améliorer la diffusion de la création ; la mise en relation des auteurs et du public était pour moi un acte essentiel de la vie. Je cherchais les formules de ce rapprochement. L’idée du Marché de la Création s’est imposée comme étant une voie possible ; un marché étant un lieu, un moment où peu de barrières se dressent entre ceux qui proposent et ceux qui regardent.

Je savais d’emblée que ce serait un Marché de la Création avec deux majuscules. Dürer ne vendait-il pas ses gravures sur les marchés pour mieux subsister ? Je me suis appuyé sur cette image de Dürer offrant au public le plus vaste, le moins sélectionné, le privilège de côtoyer ses œuvres. En revanche, je n’ignorais pas l’existence de marchés, agréables et estivaux, où objets d’artisanat et produits locaux se mêlaient pour trouver des débouchés. Il n’était pas question d’en ajouter un de plus. La définition de départ serait nette et précise : ce Marché serait offert à la création artistique, délibérément prévu pour les peintres, les sculptures, les photographes, les graveurs, les artisans d’art. Pourraient y être agrégés des musiciens, des chanteurs, des poètes. Ce ne serait en aucune façon la réplique de la Place du Tertre de Montmartre. On ferait même tout pour s’écarter de cette référence. L’exigence des démarches créatives était souhaitée et non la répétition forcenée pour des raisons marchandes et opportunistes.

Affiche créée par Serge Kouriakine

Affiche créée par Serge Kouriakine

Je pensais, et je le pense toujours, que trop peu de gens osaient franchir la porte des galeries, l’entrée des musées. J’imaginais donc le Marché comme une galerie à ciel ouvert, sans murs, sans contraintes, sans intimidation, en libre accès. Le public averti aurait plaisir à venir chiner des émotions inattendues, à guetter des talents prometteurs, à se laisser surprendre par des révélations. J’espérais surtout qu’une autre partie du public, celle-ci moins habituée à côtoyer des expressions artistiques, développerait, précisément au Marché, le goût pour l’art plastique, les démarches créatives, la poésie ambulante. Je me disais qu’après avoir flâné, discuté, échangé, acheté, dimanche après dimanche, les visiteurs du Marché poursuivraient leurs découvertes vers d’autres lieux d’expositions. C’est ainsi que je formulais l’idée et elle fut inscrite dans le Livre Blanc de la Culture que l’adjoint au Maire, Jacques Moulinier, rédigea après la mort de Louis Pradel, afin de changer d’ère. Le journal Le Monde, parmi les nombreuses propositions énoncées dans ce Livre, remarqua celle-ci. André Mure, nouvel adjoint à la Culture, me demanda de la mettre en application dès 1979.

© photo Michèle Griffon

© photo Michèle Griffon

Mais, si l’idée fut bien accueillie par la Mairie et les journalistes, comment réagirait le public lyonnais ? La question fut vite réglée : le 13 mai 1979, il faisait beau, les exposants affluaient, les spectateurs se pressaient. Le dimanche suivant, le miracle se reproduisit. Le Marché était lancé, il résista au vide du premier été et aux tracas climatiques de l’hiver suivant. Il continue depuis. Cela ne signifie pas qu’il avança spontanément tout droit. Loin de là. Le projet initial prévoyait que le Marché soit remis aux créateurs avant son démarrage pour qu’il soit bien clair que cet espace et ce temps leur étaient réservés en priorité afin d’inventer une autre communication de leurs productions. Cette étape ayant été brûlée, il fallut pratiquement quinze ans et l’énorme travail pédagogique de Michèle Griffon, commissaire d’exposition de 1987 à , pour rattraper les conséquences de cette négligence municipale.